Derrière le clairon

Par Brooke Belliveau, (Ancien rédacteur, Citoyen Borden Citizen 4 novembre 2016)

Souvent, dans la collectivité, nous apercevons un visage que nous reconnaissons pour une raison ou une autre. Le sergent (à la retraite) Anthony Beresford, CD, pourrait être l’un de ces visages, car il assiste à d’innombrables événements et cérémonies à la BFC Borden et dans les collectivités environnantes, entre autres, à la Journée nationale des Gardiens de la paix et au jour du Souvenir chaque année, à diverses cérémonies de lever des couleurs, et récemment, à de nombreux événements liés au centenaire. M. Beresford est notre clairon et fait partie intégrante de notre collectivité.

Anthony Beresford a eu une carrière bien remplie et haute en couleur dans les Forces armées canadiennes qu’il a amorcée en tant que cadet de la Marine avant de s’enrôler, peu après, dans la Réserve navale.

« Je partais tous les étés et je revenais en disant que j’allais m’enrôler dans la Marine, mais mes parents me répondaient de finir d’abord l’école », raconte M. Beresford en riant. Trois ans plus tard, c’est ce qu’il fait.

Anthony Beresford s’enrôle dans la Marine à titre de technicien en électronique axé sur le rendement avant d’ajuster le tir et de suivre une formation d’électricien d’aéronef de l’Aviation royale canadienne (ARC). Dans ce rôle, M. Beresford a l’occasion de travailler à l’aéronef Aurora à son entrée en service à Greenwood (N. É.). Après avoir assumé cette fonction pendant trois ans, il décide de suivre une formation sur le contrôle des moteurs industriels au Collège St. Clair, à Windsor, tout en demeurant en service en tant que réserviste. Après avoir terminé la formation, il réintègre la Force régulière où il assume diverses fonctions, servant en tant que technicien en systèmes de conduite de tir à Petawawa, au sein du 2e Bataillon, The Royal Canadian Regiment (2 RCR), à Gagetown, puis à Borden en tant que responsable de l’instruction régimentaire.

En 1992, pendant une affectation auprès des Nations Unies au Cambodge, M. Beresford rencontre Petra Kraft, une infirmière allemande. Une nuit de musique les rapproche.

« Nous étions en fait au Hard Rock Cafe, et comme elle avait passé une très mauvaise soirée, elle était sortie avec des camarades. Nous avons parlé et ri. Ça a été une excellente soirée au cours de laquelle tout le monde a chanté des chansons issues de son folklore, comme Barrett’s Privateers dans notre cas », dit M. Beresford. Il était alors loin de se douter que des années plus tard, ils se retrouveraient grâce à Facebook et établiraient une relation.

En 2008, le cheminement de M. Beresford change encore de direction lorsqu’il est libéré des Forces armées canadiennes pour des raisons médicales. « Certaines parties de mon corps sont maintenant plus vieilles que les autres », dit il en riant. Cela ne l’empêche toutefois pas de participer aux activités de la Base.

De génération en génération, les membres de la famille de M. Beresford sont des musiciens. « Tous musiciens et tous dans l’Armée », explique t il. Son père jouait du cornet et a été clairon dans le cadre du Programme des cadets. Son grand-père faisait partie du Essex Scottish Brass Band avant la Deuxième Guerre mondiale et au début de celle-ci. Quant à M. Beresford, il a commencé à jouer du clairon à l’âge de 13 ans, quand il faisait partie des cadets de la Marine.

« Traditionnellement, le clairon a un ensemble de tâches relatives aux gardes de caserne. Nous devions apprendre certains appels associés à la levée et à la descente de drapeaux, le salut général des officiers, l’appel des guides. Notre travail consistait à amplifier les ordres », explique M. Beresford en insistant sur le fait que le travail de clairon consiste à faire plus que simplement jouer de la musique.

« Je crois qu’il est important de faire partie de la collectivité, » dit il. « J’ai donc fait partie de comités de mess et j’ai joué du clairon pour les familles de militaires; les clairons ne sont jamais loin. »

En tant que membre de la collectivité de Borden, Anthony Beresford y laissera sa marque grâce à sa musique et à sa contribution à la statue d’un clairon qui fait partie du monument commémoratif de la BFC Borden. Il a aidé l’artiste Marlene Hilton Moore à concevoir une représentation fidèle d’un clairon. « Quand de la terre a été rapportée de Vimy comme pour ramener chez eux ceux qui ont construit la base, le clairon était là avec eux, » explique t il. « Le mur représente le tableau d’honneur, et le clairon est là pour les ramener chez eux. »

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