Éliminer la discrimination raciale : l’atelier à l’occasion de la JIEDR incite à une remise en question de ses préjugés

Le 21 mars 2025, au mess des officiers Waterloo, la Base des Forces canadiennes (BFC) Borden célébrait la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale (JIEDR). Des membres du personnel militaire, de la communauté et du Groupe consultatif des minorités visibles de la Défense y étaient rassemblés pour assister à un atelier animé par le lieutenant‑colonel (Lcol) Felix Fonséca, commandant du Centre de développement de l’instruction des Forces canadiennes, pendant lequel ils ont été incités à une réflexion approfondie.

Dans son mot d’ouverture, le Lcol Fonséca a souligné l’importance de cette journée internationale, et a traité des préjugés conscients et inconscients et des microagressions ainsi que de l’impératif de promouvoir un environnement inclusif au sein des Forces armées canadiennes.

Voici les principaux points à retenir de l’atelier :

Le Lcol Fonséca s’adresse aux personnes rassemblées au mess des officiers Waterloo à l’occasion de la JIEDR, le 21 mars 2025, à la BFC Borden (Caleb Hooper/Borden Bugler)

1. Reconnaissance et remise en question des préjugés

L’atelier était axé sur la nécessité de reconnaître la manière dont les préjugés inconscients ont une influence sur les interactions et la culture au travail.

« Chacun d’entre nous détient le pouvoir de remettre en question ses préjugés et de combattre les idées préconçues. C’est ainsi que nous renforcerons nos liens et unifierons davantage le personnel dans la base », a déclaré le Lcol Fonséca.

Nous pouvons tous faire preuve d’écoute active et d’autoréflexion afin d’instaurer une culture de respect. La promotion de l’inclusion est la responsabilité de toutes et de tous.

2. Rôle de la communication dans l’inclusion

Un thème récurrent de l’atelier était la puissance de la communication.

« L’écoute active compte pour 90 % de la communication, a expliqué le Lcol Fonséca. Si nous nous écoutons les uns les autres, sincèrement, il est possible d’éliminer les malentendus qui mènent souvent à la discrimination. »

L’écoute active relègue au second rang les malentendus, ce qui permet, en faisant preuve de bonne foi, de se mettre à la place des autres.

3. Importance des récits personnels et des expériences communes

Le Lcol Fonséca a raconté une expérience mémorable qu’il a vécue au début de sa carrière, en 2002, qui met en évidence le pouvoir transformateur de l’échange de récits personnels. Il a été témoin d’une discussion entre bon nombre de collègues femmes qui lui ont amené à comprendre que leurs histoires sont aussi éducatives qu’unificatrices.

« Alors que j’écoutais ces témoignages incroyables, j’ai découvert que nos expériences, lorsqu’échangées, forment les assises de notre force en tant que communauté », a-t-il affirmé.

4. Instauration d’une culture de respect et d’équité

Les participants ont également exploré la manière dont les préjugés du passé influent toujours sur les interactions du présent, tels que les stéréotypes raciaux et l’appartenance politique. Cette exploration leur a permis de comprendre la nécessité d’assurer une formation et un dialogue continus, car l’élimination de la discrimination passe par la reconnaissance des injustices passées et le travail actif pour un avenir plus équitable.

La voie de l’avenir

L’événement s’est terminé sur une note d’espoir : le Lcol Fonséca a encouragé toutes les personnes présentes à se servir des leçons retenues pour susciter le changement, en commençant par des discussions en petits groupes. Il leur a rappelé que la création d’un environnement inclusif est un processus continu qui nécessite à la fois un engagement personnel et une intervention collective.

« Gardons à l’esprit que tout un chacun a la responsabilité de cultiver le respect et l’équité au travail, a-t-il souligné. Par la compréhension et la communication, nous pouvons nous assurer que chaque personne est valorisée. »

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