« La question des FFADA2E+ est l’affaire de tout le monde », déclare le commandant de base lors du lever du drapeau et du feu sacré de la Journée de la robe rouge

Le 5 mai 2025, le Groupe consultatif des Autochtones de la Défense (GCAD) de la BFC Borden a organisé une cérémonie de lever du drapeau et un feu sacré pour honorer la vie des femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+) à l’occasion de la Journée de la robe rouge, une journée de sensibilisation qui utilise la robe rouge symbolique pour représenter les voix des femmes victimes de cette crise.

Pour la première fois, un feu sacré a été allumé près du bâtiment O-162, à proximité des tranchées d’entraînement de la Première Guerre mondiale, où les participants de toutes sortes de religions, croyances, grades et origines pouvaient entrer et poser ouvertement des questions au gardien officiel du feu, l’adjudant (ajd) Ghislain Cotton du Centre de développement de l’instruction des Forces canadiennes (CDIFC).

« Le feu sacré est une passerelle vers nos ancêtres, a expliqué l’Adj Cotton à l’équipe de commandement de la BFC Borden. Vous entrez dans l’espace dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, puis vous prenez du tabac [dans votre main gauche] et vous y imprégnez vos pensées, vos prières et vos désirs. C’est avec la sauge et le cèdre que nous allons purifier pour signaler la fin de votre “déclaration” ».

Le feu était petit et bien entretenu. Il y avait un morceau de pierre du Bouclier canadien pointé vers le nord et une pièce d’un cent en cuivre était posée sur l’une des pierres du foyer.

Le colonel Ramessar, commandant de la base, et l’adjudant-chef de la formation Peters participent à la cérémonie de lever du drapeau et de purification du drapeau de la Journée de la tenue rouge à l’entrée nord de la BFC Borden, le 5 mai 2025 (Caleb Hooper/Borden Bugler).
Le colonel Ramessar, commandant de la base, et l’adjudant-chef de la formation Peters participent à la cérémonie de lever du drapeau et de purification du drapeau de la Journée de la tenue rouge à l’entrée nord de la BFC Borden, le 5 mai 2025 (Caleb Hooper/Borden Bugler).

Le commandant de la base, le colonel Ramessar, et l’adjudant-chef de la formation Peters étaient assis près du feu sacré et ont entamé des discussions sur les obstacles systémiques et les réalités historiques auxquels sont confrontés les peuples autochtones au Canada qui sont encore répandus aujourd’hui, y compris les tragédies des FFADA2E+.

Lors du lever du drapeau qui a eu lieu plus tôt le même matin, le caporal Gallagher a procédé à la cérémonie de purification pour tous les participants et il a discuté de la Journée de la robe rouge en soulignant les aspects clés de la paternité au sein des collectivités autochtones.

« On dit de ceux d’entre nous [les pères autochtones] qui ont d’abord eu des filles, qu’ils sont “des vrais hommes”, explique le Cpl Gallagher. En tant que pourvoyeurs au sein de nos collectivités, il est de notre devoir d’améliorer la situation des femmes… Pourtant, la seule femme que j’aime qui n’a pas subie d’abus ou n’a pas été persécutée est ma fille de six ans.

Le caporal Gallagher effectue la cérémonie de purification de la robe rouge à l’entrée nord de la BFC Borden, le 5 mai 2025 (Caleb Hooper/Borden Bugler).

Le Col Ramessar a fait écho à deux points principaux lors de la levée du drapeau et a réaffirmé que ces crises ne sont pas seulement une question autochtone, mais une question collective.

« La violence disproportionnée à laquelle sont confrontées les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones est l’affaire de tout le monde, affirme le Col Ramessar. Il nous incombe à tous de les protéger et d’améliorer leur situation. »

Les événements de la journée ont eu un effet unificateur. En effet, ils ont suscité des conversations clés et encouragé la sensibilisation, l’alliance et la bravoure dans les espaces partagés de membres des FAC ayant des origines provenant de tous les coins du monde.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon de devenir membre du GCAD et un allié, tout le monde est encouragé à assister à des réunions et à des événements, à poser des questions et à continuer d’en apprendre davantage sur la vérité et la réconciliation. Envoyer des courriels aux adresses susan.shepley@forces.gc.ca ou jimmey.talbot@forces.gc.ca pour en savoir plus!

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