Bref historique du groupe professionnel des techniciens d’imagerie

Écrit par la matelot-chef Marilou Villeneuve-Last, technicienne d’imagerie

Vous participez à une parade, regardez droit devant et attendez d’être inspecté par le commandant et son équipe lorsque soudainement, une caméra apparaît et un flash vous aveugle. Puis il disparaît. Oui, vous avez été ébloui par le travail d’un technicien d’imagerie. Pendant ces quelques secondes, le technicien prend de nombreuses décisions pour capter la bonne photo. Et ces images sont un témoignage de l’histoire des Forces armées canadiennes.

Le groupe professionnel des techniciens d’imagerie a déjà été nommé technicien photo ou photographe de guerre. Il s’agit d’un groupe professionnel récent dans l’armée. Avant 1916, nous n’avions pas de photographe officiel. Des personnes comme le capitaine James Peters, qui était un officier d’artillerie, ont mis leur passion au travail et ont pris des images de la rébellion du Nord-Ouest de 1885 en tant que photographes amateurs.

C’est avec la formation du Bureau canadien des archives de guerre (BCAG) par Lord Beaverbrook en janvier 1916 que le métier de photographe de guerre voit le jour. Au sein du BCAG, vous pourriez trouver un photographe de guerre et un artiste de guerre. Ils travaillent ensemble pour capter la vie des soldats sur le front avec un œil personnel. Du point de vue du renseignement, la photographie aérienne du renseignement a fourni des informations précieuses sur le terrain, les positions ennemies et leur mouvement. Elle a été un atout crucial dans l’élaboration de stratégies visant à vaincre l’adversaire.

Mais le métier de photographe de guerre n’était pas facile pendant la Première Guerre mondiale. Les photographes devaient transporter des caméras lourdes (la pellicule n’était pas encore inventée, donc les images étaient captées sur des plaques de verre), des produits chimiques, une plaque de verre fragile avec leur équipement et leur arme. Mais leur participation a aidé à gagner des batailles comme celle de la crête de Vimy et, en fin de compte, la guerre. 

Quel est le lien avec la Base Borden? Bien, c’est le 1er juillet 1917 que le premier cours de photographie a été présenté aux stagiaires du Royal Flying Corps pour apprendre le fonctionnement d’une caméra aérienne. Autrement dit, c’est à cette date que le groupe professionnel des techniciens d’imagerie a vu le jour.

Avec l’invention de la pellicule dans les années 30, lorsque la Deuxième Guerre mondiale a commencé, le photographe de guerre a pu capter l’action non seulement avec des images fixes, mais aussi des films animés et se rapprocher de l’action. Le groupe professionnel a ensuite été divisé au sein des éléments dans un but précis : avec l’Aviation royale canadienne, le renseignement était l’effort principal; pour l’Armée de terre, le renseignement et l’enregistrement des activités quotidiennes de la troupe; pour la Marine royale canadienne, l’objectif principal était d’enregistrer les activités quotidiennes ainsi que la propagande et les nouvelles.

Avec l’évolution de la technologie et d’Internet, le technicien d’imagerie capte des images du monde entier. Le mandat n’a pas beaucoup changé au fil des ans. Ils sont les témoins de l’histoire militaire, ils occupent toujours un rôle clé dans la collecte d’informations, ils offrent un soutien en imagerie pour les enquêtes et ils créent des vidéos qui captent nos troupes en action. Leurs œuvres sont affichées partout, sur les murs, dans les journaux, sur les médias sociaux et à la télévision. Ils sont les yeux et les oreilles des Forces armées canadiennes. Veritas.

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